Princesse égyptienne.
Le sirocco caresse et soulève un nuage
D'or et d’argent aussi. Je buvais un breuvage,
Thé d'orient à la menthe et d'un puissant sucrage.
La dune en horizon me semblait d’un autre âge.
Mais la nuit tombe vite, une ruine s'anime,
Fantômes du passé et princesse égyptienne,
Sa momie était là, ne payant plus de mine.
Elle n'avait que trente ans et était magicienne.
En mon rêve la vis, qui dansait près du fleuve,
Belle en sa robe blanche et bordures bleu nuit.
Si douce, elle ondulait, souple comme couleuvre.
Bijou autour du cou en lapis-lazuli.
Un village animé, sur un banc un vieux scribe,
Marchands venus de loin, enfant crâne rasé,
Palabres de vendeurs, un cheval sans sa bride,
Une riche mégère a l’air un peu blasé.
Paresseux un lézard sur le sable qui dort
La princesse a trop chaud, même si vent du nord.
Elle s'assied, elle boit, sous quelque sycomore,
Le vin ou l'heneqet. Le village s'endort.
Et lune parle, au ciel, de Khonsout ou de Thot.
Tout ici fut paisible en ce temps de Ramsès.
La princesse épousa quelque prête dévot
Et suivit de Basted le chemin des prêtresses.
Le désert est semblable à un grand sablier
Et le temps qui s'écoule égraine le destin.
Les murs se sont inscrits, pour ne rien oublier
Et parlent de la vie en ce monde lointain.
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